Automutilation comment s’en sortir ? Quand les émotions sont difficiles à contenir, on peut pense que se faire du mal est la réponse. Cependant…

Non seulement ce comportement est dangereux, mais il entretient et accentue également votre souffrance psychique. Découvrez dans cet article :

  • Qu’est-ce que l’automutilation et ses causes
  • Comment s’en sortir et cesser de se faire du mal
  • Les 4 clés pour vous aider à arrêter

Automutilation : comment s’en sortir

Qu’est-ce que l’automutilation ? L’automutilation est l’acte de se blesser volontairement, se faire du mal ou de s’infliger une souffrance physique.

Ces blessures résultent souvent d’une souffrance psychique importante, reliée à des émotions trop lourdes à porter, difficiles à contenir.

Se faire du mal de façon délibérée, peut alors même conduire à une dépendance. D’où la difficulté d’arrêter et de se sortir de ce trouble.

Si vous en souffrez, sachez que vous n’êtes pas le ou la seule. Cependant, pour vous en sortir, il vous faudra nécessairement une aide extérieure.

L’automutilation peut prendre la forme de divers actes, bien qu’elle n’ai pas qu’une seule forme. L’état émotionnel fort conduit à différentes actions…

5 formes d’automutilation

Certaines personnes se coupent ou se scarifient la peau, c’est-à-dire réalisent des coupures sur leur peau, pour se faire du mal.

D’autres personnes se blessent ou essaient de se percer à l’aide d’objets. Ces actions peuvent être occasionnelles mais aussi devenir des habitudes.

D’autres personnes se donnent des coups de poings, ou encore se jettent contre le sol ou contre une quelconque surface créant un impact.

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Il y a évidemment d’autres formes selon les personnes. L’important est de repérer qu’il s’agit d’automutilation pour se diriger vers une guérison.

Ces formes essaient en effet de palier à une souffrance émotionnelle trop intense et ressentie comme insupportable, qu’il faudra canaliser.

Ce sont souvent les jeunes, entre 13 et 17 ans, qui sont les plus touchés par cette pratique. Mais ce trouble peut apparaître à tout âge.

Elle touche en général plus souvent les femmes que les hommes. Elle répond souvent à une détresse émotionnelle de très longue durée.

Les personnes victimes d’abus sexuels ou d’agressions physiques durant leur enfance, ont aussi plus tendance à s’automutiler.

5 troubles reliés à l’automutilation

L’automutilation est aussi relié à certains troubles de santé mentale, qui peuvent influencer son apparition. Par exemple, des troubles comme…

La dépression. Elle est très fréquemment associée à de nombreux autres troubles. Se sentir seul, sans espoir ou solution, peut conduire à se blesser.

Evidemment, cela ne survient pas dans tous les cas. Souvent, l’automutilation survient plus souvent dû à des traumatismes de l’enfance.

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Le stress post-traumatique est donc également relié à cette pratique. Gérer le souvenir traumatique peut être difficile, voire même impossible.

Un autre trouble, reste aussi l’anxiété généralisée. Cette anxiété constante, sans raison et inexpliquée pouvant aussi gâcher le quotidien des personnes.

Le trouble de la personnalité limite est aussi relié à l’automutilation. Des comportements plus extrêmes peuvent alors être observés.

En dernier, ce sont aussi les troubles alimentaires qui peuvent y être reliés. Les perturbations psychiques se retranscrivent alors en perturbations alimentaires.

Pour sortir de l’automutilation, il nous faut déjà comprendre tout cela. Sortir de l’automutilation, c’est aussi en apprendre plus sur soi.

Maintenant que vous en savez un peu plus sur tout ça, découvrez justement les 4 clés qui vous vous aider à cesser cette pratique qui vous fait du mal.

1 – Admettre sa propre souffrance

La première clé pour sortir de l’automutilation, reste de reconnaître sa propre souffrance avant tout chose. Tout voyage commence par un pas !

Je sais que ce n’est pas facile, et que cela sera sûrement la chose la plus difficile que vous aurez à faire. Admettre sa souffrance n’est jamais facile.

On préfère parfois la renier et la mettre de côté, mais ce n’est pas une solution. Parfois, il est beaucoup plus salutaire de juste la reconnaître.

Si vous vous faites du mal, c’est que vous souffrez. Peut-être que votre souffrance est sourde et inexpliquée, pourtant elle a une source.

Essayer de se comprendre, permet aussi de rechercher la cause de cette souffrance si importante. Car c’est en comprenant cela que vous avancerez.

Vous avez donc deux options. Evidemment, l’une vous sera plus salutaire que l’autre. A vous de décider pour laquelle de ces options vous opterez.

Option 1 : mettre ses émotions de côté

Option numéro 1 : prendre ses émotions, les mettre dans un sac, et jeter ce sac à jamais. Hum… Est-ce possible ou est-ce plutôt idéaliste ?

En effet, il est impossible de taire ses émotions pour les mettre en sourdine… Vos émotions trouveront toujours le moyen de revenir !

D’une manière ou d’une autre. Si vous êtes anxieux un jour et que vous taisez cette peur, elle reviendra quelques jours plus tard encore plus forte.

Si vous êtes en colère un jour et que vous taisez cette émotion, vous aurez sûrement une explosion de colère dans les semaines qui arriveront…

L’important est de comprendre que les émotions ne disparaissent pas toute seule. Il faut souvent d’abord essayer de les comprendre, pour les calmer.

Mettre ses émotions de côté n’est pas une solution sur la durée, mais seulement temporaire. Or, vous devrez payer les pots cassés plus tard.

Mais ne vous inquiétez pas, car il existe en fait une autre option. Elle est plus courageuse, certes, mais je vous garantis que vous avez ce courage en vous.

Option 2 : admettre que l’on souffre

L’option numéro 2 est en effet différente, car elle consiste en le fait d’admettre que l’on souffre. Ce n’est pas pas facile, effectivement.

On a toujours tendance à trouver la première option plus tentante, mais elle ne vous aidera pas. Puisez en vous le courage d’admettre votre souffrance.

La vulnérabilité est une force, et admettre que l’on ne va pas bien et la première étape vers toute guérison. Sinon, nous n’agirons jamais.

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Alors oui cela vous demandera du courage, mais vous en avez plus que vous ne le pensez. C’est à vous que vous admettrez cela, et à personne d’autre.

Du moins au début de votre chemin. Reconnaissez juste que vous souffrez et que la situation vous dépasse. A partir de là, vous pourrez avancer.

Par la suite, il vous faudra peut-être en parler à d’autres personnes. Mais ici, c’est entre vous et vous : la souffrance est réelle et il faut juste la reconnaître.

Cela ne veut pas dire que vous êtes faible, car tout le monde a ses obstacles. Admettre cela est preuve de force, et vous avez en vous ce courage.

2 – Parler à des personnes de confiance

La deuxième clé pour sortir de l’automutilation, reste de trouver des personnes de confiance à qui parler. Et oui, cela deviendra une nécessité.

Vous avez admis que vous souffrez, que vous êtes en difficulté et que vous souhaitez vous en sortir : c’est bien. C’est même très bien, et très positif !

Cependant, pour que cela soit effectif il vous faudra être aidé. Et la première étape reste toujours de parler de son problème à quelqu’un.

Pas à n’importe qui évidemment, cela serait d’ailleurs bien difficile. Mais à des personnes de confiance, des personnes bienveillantes et sans jugement.

Cela peut être vos parents, d’autres membres de votre famille, votre frère ou votre sœur, ou alors des amis de longue date qui vous écouteront.

A quelle personne de confiance pourriez-vous parler de votre problème ? Car cela sera le premier pas vers votre guérison, je vous le garantis.

Mais… Vous avez encore deux options que s’offrent à vous dans cette situation. Choisissez celle que vous préférez en votre âme et conscience.

Option 1 : souffrir seul en silence

Option numéro 1 : ne rien dire à personne, rester dans son coin et continuer à souffrir. Mais est-ce réellement la meilleure option ?

Souffrir seul n’est pas toujours un choix, parfois il est juste trop difficile de parler d’un problème aussi important. Les gens vont-ils comprendre ?

L’important n’est pas qu’ils comprennent, mais qu’ils vous écoutent avec bienveillance en essayant au minimum de le faire. Et c’est possible.

Le tout est de choisir des personnes en qui vous avez confiance, et dont vous aurez un peu moins peur qu’à d’autres de parler de votre souffrance.

Continuer à souffrir seul-e et de votre côté ne résoudra malheureusement rien. L’objectif est de vous sortir de ce mauvais pas, et non de vous y laisser.

Rester siliencieux-se, c’est accepter de taire sa souffrance par peur du jugement. Or, c’est votre vie, et vous méritez de la vivre apaisé-e.

Peu importe ce que pourraient penser les autres. C’est vous qui compte. Mais ne vous inquiétez pas, car il existe aussi une autre option…

Option 2 : parler et trouver un soutien

L’option numéro 2 est peut-être l’option idéale pour vous, qui sait ? Elle consiste en le fait de parler et enfin trouver un soutien extérieur.

Il suffit juste d’une personne de confiance, il n’en faut pas un millier. Une personne qui vous écoutera sans vous juger et voudra vous aider.

D’autant plus si vous êtes jeune, le but est d’en parler le plus vite possible à des parents ou personnes adultes. Mais ce n’est toujours pas réservé aux jeunes.

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Il y a aussi des personnes plus jeunes ou moins jeunes qui l’adoptent. Peu importe votre âge, en parler à un proche de confiance vous aidera.

Au départ, cela ne sera pas facile et en effet, aborder ce sujet peut faire. Cela peut paraître tabou au premier abord, c’est pour cela qu’il faut en parler.

Il faut libérer sa parole pour se libérer du poids de cette pratique. Car si vous vous automutilez, c’est bel et bien que vous souffrez réellement.

Trouvez donc une personne de confiance dans votre entourage proche ou éloigné, et parlez de ce que vous vivez aujourd’hui : début de guérison garantie.

3 – Chercher une aide extérieure à ses proches

La troisième clé pour sortir de l’automutilation, est d’également chercher une aide extérieure à ses proches, car ils ne seront pas toujours suffisants.

Même si le soutien de vos proches et leur écoute sera un ajout de taille, il vous faudra nécessairement une aide extérieure pour vous en sortir.

On ne sort pas d’une addiction ou d’un comportement aussi ancré et extrême seul, même si on le souhaiterait. Il nous faut de l’aide.

Dans ce cas-là, il faut donc aussi admettre que l’on a besoin d’aide. Faire preuve d’humilité vous aidera, car ce sera votre passeport vers la guérison.

L’aide de ses proches est importante, certes, cependant elle ne sera pas suffisante pour sortir d’une difficulté aussi profonde.

Je vous recommanderais toujours de faire appel à un ou une psychologue, car s’en sortir seul n’est pas facile. Mais vous avez encore une fois 2 options :

Option 1 : essayer de tout faire seul-e

Option numéro 1 : pas de thérapie, vous essayez de tout faire tout seul-e. Hum… Le seul souci est que vous ne savez pas comment vous en sortir.

Est-ce vraiment la meilleure option ? S’en sortir seul n’est, selon moi, l’option à choisir qu’après avoir accumulé un certain bagage.

Peut-être que vous avez suivi des thérapies pendant des années, sans forcément de succès, mais que vous en avez appris beaucoup sur vous-même.

Là, vous pouvez peut-être essayer de continuer votre route de votre côté. Mais pas lorsque vous débutez, lorsque vous êtes en réelle difficulté.

Si souffrir seul-e de votre côté ne vous a pas aidé jusque-là, cela ne va pas changer. Il faut peut-être faire les choses un peu différemment.

Option 2 : être accompagné-e et aidé-e

Mais il existe en effet une seconde option ! Celle d’être accompagné-e et aidé-e dans votre difficultés. De commencer à suivre une thérapie.

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Peut-être qu’au départ, il vous faudra changer de thérapeute, ou que vous aurez du besoin de temps pour vous ajuster. Ce n’est pas grave !

Prenez le temps qu’il vous faudra. Mais la solution restera la même, il vous faut être accompagné et aidé pour que vous puissiez guérir et vous améliorer.

Trouvez un ou une psychologue dès maintenant si vous le pouvez. Le plus tôt est toujours le mieux. Vous apprendrez ainsi mieux à vous comprendre.

Vous comprendrez aussi mieux la source de votre souffrance, qui est en fait la cause de ce comportement. Et vous pourrez alors avancer.

4 – Chercher d’autres options et solutions

La quatrième clé pour sortir de l’automutilation, est de chercher d’autres options et solutions. Car il y a toujours une solution à votre problème.

Vous rencontrez peut-être des obstacles ou des difficultés qui vous dépassent, cela vous fait souffrir, et vous ne savez pas comment gérer.

Dans le cas d’agressions physiques ou sexuelles dans l’enfance, il est totalement normal de se sentir comme cela. Tout est chamboulé.

Il faut toujours du temps pour se reconstruire, et sans autre option, on peut par erreur adopter les mauvais comportements, comme se faire du mal.

Cependant, à tout problème existe toujours une solution. Et à toute souffrance morale existe toujours un moyen d’au moins l’apaiser.

Cherchez évidemment des moyens sains pour vous, notamment pour votre santé physique et mentale. Découvrez justement deux options aujourd’hui…

Option 1 : abandonner et déprimer

Option numéro 1 : abandonner, laisser tomber et penser que rien se s’améliorera. Ce n’est pas forcément le bon choix pour votre santé mentale.

La dépression guette souvent les personnes qui s’automutilent, car c’est la souffrance sourde est importante qui a conduit à ces deux troubles.

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Laisser tomber peut sembler la solution de facilité, cependant, c’est vous que vous abandonnez. Ce n’est pas comme abandonner un projet…

Là, c’est vous que vous décidez de mettre sur le bas côté. Vous ne pouvez pas vous laisser tomber, car vous êtes la personne n°1 dans votre vie !

Si vous déprimez temporairement, c’est normal. Rencontrer cette difficulté n’est pas facile, et se battre contre ce comportement encore moins.

Reposez-vous, réunissez votre énergie restante, et tentez au moins une fois l’option numéro 2. Je peux vous garantir qu’elle vous aidera au moins un peu.

Option 2 : trouver d’autres alternatives

L’option numéro 2 est sûrement celle qui vous dirigera le plus assurément vers la guérison. Si déprimez ne marche pas, brainstormer le fera.

Si vous rencontrez une impasse dans votre vie : vous déprimez sans arrêt, vous souffrez, vos traumatismes vous reviennent en mémoire…

La question est : à quelle aide pourriez-vous faire appel pour solutionner votre problème sans danger pour votre santé ? C’est une réelle question.

Car il existe de nombreuses solutions qui mettront en danger votre santé mais vous apaiseront : alcool, drogues, substances illicites…

Est-ce vraiment là où vous voulez aller ? Ou souhaitez-vous stopper cette souffrance psychique d’une façon saine et bonne pour vous sur la durée ?

Car c’est possible, mais pour cela il faut chercher des solutions pragmatiques. Consulter une psychologue, écrire ses émotions…

Parfois, les solutions sont plus simples que ce que l’on pourrait penser. Sortir de l’automutilation n’implique pas détruire sa santé au passage.

N’oubliez pas donc pas cela dans votre processus de guérison. Alors à vous maintenant de brainstormer et de chercher ces solutions : à vous de jouer !

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Comment sortir de l’automutilation ? Il n’est pas toujours facile d’en parler, cependant chercher une aide extérieure sera la clé de votre guérison.

Si le fait que vous vous blessez est relié à un trouble anxieux généralisé, découvrez-en plus grâce à un guide offert sur l’anxiété, juste ici.