Comment vaincre l’automutilation ? Et cesser de se faire du mal ? Pour reprendre le contrôle de ses émotions ? Bonne question ! Car face à des émotions insupportables… Parfois, on peut se dire que la seule solution est d’adopter des comportements destructeurs.

Même si cela aide temporairement : ce n’est pas une solution saine. Il faudra donc trouver un comportement plus sain, pour remplacer celui actuel. Découvrez justement dans cet article : 

  • Qu’est-ce que l’automutilation
  • 2 raisons qui poussent à se faire du mal
  • 4 étapes pour s’en sortir

Qu’est-ce que l’automutilation 

Souffrez-vous d’automutilation ? Cette pratique assez destructrice qui pourtant devient addictive dans certains cas. Comment alors s’en sortir ? Ce n’est en effet pas si simple. Il faut déjà comprendre que ce n’est pas un trouble, mais un comportement.

Une pratique, en quelque sorte, et non un trouble anxieux par exemple. Mais on peut le relier à différents troubles. C’est une pratique à modifier qui a une fonction, parce qu’elle permet d’échapper à des émotions trop violentes. Mais comme la pratique est dangereuse : Il faudra la modifier. Il faut prendre soin de vous, et arrêter de vous faire du mal. Donc c’est un comportement à désinstaller, et à remplacer par un meilleur. 

Qu’est-ce que l’automutilation ? 

L’automutilation est le fait de se faire du mal physiquement, que se soit en se coupant, en se projetant, ou encore en se cognant, en se blessant, mais volontairement, c’est-à-dire par choix. Sans forcément avoir l’intention de se suicider. L’objectif peut être de se faire du mal. Sans forcément vouloir mourir. Parfois cependant, cela peut être l’intention, et se blesser peut conduire à se mettre en danger.

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Dans tous les cas, le comportement est dangereux. Il dénote d’une souffrance psychologique, mais aussi mentale et émotionnelle importante, d’une détresse marquée. C’est pour cela qu’il faudra aller chercher de l’aide, car vous ne pouvez pas tout faire seul, il vous faudra un soutien. 

Relié à d’autres troubles 

L’automutilation est aussi reliée à d’autres troubles. Si vous avez ces troubles-là, vous aurez plus de chances de le faire, plus de probabilités d’adopter ce comportement. Mais évidemment, cela ne se fait pas dans tous les cas. Vous pouvez avoir un trouble autre, sans pour autant vous automutiler.

L’automutilation est souvent reliée à la dépression, qui est un sentiment durable et intense de tristesse, mais aussi de détresse, de vague à l’âme. Elle est aussi reliée aux troubles anxieux, qui peuvent créer une souffrance émotionnelle importante. Mais aussi à d’autres troubles comme l’abus de substance, les troubles de la personnalité, les troubles dissociatifs, etc, qui peuvent y être reliés.  

Pourquoi se faire du mal

La question reste tout de même… Pourquoi se faire du mal ? Comment en est-on arrivé à ce stade ? Qu’est-ce qui précipite ce comportement ? Et bien, il y a souvent différentes causes. Il faudra comprendre pourquoi vous le faites, pour comprendre comment vaincre l’automutilation, parce que ce ne sera pas simple.

Le chemin sera semé d’embûches. Il faudra affronter sa souffrance, mais le faire petit à petit, en prenant le temps qu’il faut. Il faudra évidemment prendre son temps, mais il faudra se diriger vers la guérison. Alors oui, vous aurez des hauts et des bas. Ce ne sera pas simple. Mais vous en êtes capables. En tout cas, il y a souvent 2 causes assez fréquentes. 

Émotions négatives insupportables

La première raison fréquente de ce comportement est la présence d’émotions négatives, à un niveau insupportable. Par exemple, une angoisse qui ne part pas, une anxiété constante jour et nuit, ou alors le sentiment d’être en détresse. Ces sentiments parfois soudains peuvent être difficiles à gérer.

On ne sait pas toujours comment se sentir mieux, parfois on se sent en colère, impuissant, et on se tourne vers la mauvaise solution. Vers le fait de se faire du mal. Parce qu’on pense que cela va nous soulager. Mais ce n’est que temporaire. Finalement, on entretient notre douleur émotionnelle, sans jamais la soigner ou l’apaiser durablement. Il faudra donc changer ça. 

Traumatismes du passé

La seconde raison de ce comportement peut être… Le fait d’avoir vécu des traumatismes dans le passé, se faire du mal retranscrit en effet le fait de vouloir soulager une douleur. Une douleur souvent émotionnelle. Et si vous avez vécu des agressions physiques, ou alors des agressions sexuelles, des abus.

La douleur reste souvent pendant longtemps, ce qui peut conduire à ces comportements. Evidemment, ce n’est pas la solution. Il faut aller consulter si vous voulez vous sentir mieux, vous reconstruire et vous apaiser. Mais cela peut être une raison.

Quand on ne sait pas comment gérer ses émotions… On utilise souvent les mauvaises solutions. Certaines personnes boivent, se droguent. D’autres se mutilent, se font du mal. Le but sera de transformer ces comportements. Ainsi que de gérer les émotions qui les causent. Voici d’ailleurs 4 étapes pour vaincre l’automutilation. 

1 – Prendre conscience du comportement

La première étape pour vaincre l’automutilation est de prendre conscience du comportement. Et oui, cela peut paraître évident. Mais si vous ne savez pas que ce que vous faites est mal, alors vous ne pourrez jamais le changer.

Par exemple, si vous mangez trop de sucre, et que vous ne savez pas que le sucre est mauvais, qu’il est responsable du diabète, de l’obésité, et de beaucoup d’autres maladies encore. Vous n’essayerez même pas de le réduire.

Parce que vous ne verrez pas le problème. C’est pareil pour l’automutilation. Si vous vous faites du mal régulièrement, que cela vous soulage de vos émotions négatives, mais que vous ne voyez pas que ce comportement n’est pas normal… Alors vous continuerez. 

Prendre conscience du problème 

Il est donc important de prendre conscience que… Oui, il y a un problème. Évidemment qu’il y a un problème. Tout n’est pas normal. Il n’est pas normal de se faire du mal. Comme moyen de gérer ses émotions. Il faut donc d’abord prendre conscience du problème.

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Si vous en avez déjà pris conscience : Alors tant mieux, vous avancez déjà. Si non, alors ne vous inquiétez pas. Vous pouvez avoir besoin de temps. Et dans ce cas-là, c’est normal. Avoir besoin de temps, c’est humain aussi. Vous faites face à des émotions difficiles. Il est normal que cela soit compliqué ! Laissez-vous du temps. Et quand vous serez prêt-e : avouez à vous-même qu’il y a un problème. Et que vous voulez vous en sortir. 

Chercher à comprendre ce qui vous arrive

Quand vous aurez admis cela, tout sera déjà plus simple, parce que l’étape initiale sera déjà franchie. Vous pourrez alors chercher à mieux vous comprendre. A comprendre aussi ce qui se passe, parce que souvent on se demande justement : Mais qu’est-ce qui se passe ? Pourquoi je n’arrive pas à arrêter ? Et surtout, comment en sortir ?

Ce n’est pas simple. Il faut donc chercher des informations. Alors cela sera peut-être des livres sur le sujet, ou alors des articles, des vidéos YouTube. Ce que vous voulez, tant que vous trouvez des ressources qui vous aident à mieux comprendre votre situation, à lever le voile sur des choses incomprises. Rien qu’en comprenant mieux votre situation, vous regagnez un peu de pouvoir, et vous commencez déjà à avancer. 

2 – Chercher un soutien émotionnel

La deuxième étape pour vaincre l’automutilation est de chercher un soutien émotionnel, de chercher une aide extérieure. Et oui, comme je le dis souvent : on ne peut pas s’en sortir seul. Il nous faut aussi compter sur les autres, encore plus, dans cette situation où les choses nous dépassent. Il nous faut chercher de l’aide, sinon, comment allons-nous nous en sortir ?

Il est impossible de tout faire seul. Le soutien émotionnel est extrêmement important. Lorsque vous vous sentez triste, déprimé, et que vous exprimez ce qui ne va pas : comment vous sentez-vous après ? Moins bien, plus triste ? Ou alors un peu mieux, et soulagé d’un poids ? Souvent, c’est la deuxième option. Vous pouvez donc faire appel à deux soutiens. 

Soutien familial, des proches

D’abord, le soutien de vos proches, à savoir votre famille, vos amis, les gens qui comptent pour vous, et pour qui vous comptez. Ces personnes-là sauront vous écouter. Alors oui, je sais que ce n’est pas facile. Il n’est pas facile d’en parler. Surtout que l’automutilation est souvent tabou. Vos proches peuvent s’inquiéter. Et en fait, ils auraient raison. Vous vous faites du mal. Il faut en effet trouver comment arrêter, mais pour cela, il faudra en parler.

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Choisissez une personne en qui vous avez confiance, qui saura être bienveillante et compréhensive avec vous. Que ce soit un parent, un frère, une sœur, une amie. Et parlez-leur de ce que vous traversez, que vous n’y arrivez plus en ce moment, que certaines émotions vous submergent, et que vous avez besoin de leur soutien. 

Soutien d’un psychologue, thérapeute

Ensuite, aller aussi chercher le soutien d’un-e psychologue ou d’un-e thérapeute. Et oui, ensuite, il faudra chercher une aide, mais une aide professionnelle. En allant consulter une psychologue par exemple, vous pourrez vous exprimer encore plus librement. Trouver un soutien différent de celui de votre famille. Mais aussi avec une écoute empathique, de la bienveillance, de la compréhension, mais aussi des conseils pour vous accompagner.

C’est un soutien que vous pourrez avoir régulièrement. Alors que dans le cas du soutien familial, parfois, certaines personnes sont occupées, et c’est normal d’ailleurs. Chacun a ses problèmes, ses difficultés. Donc parfois, vous n’aurez pas le soutien voulu. Vous pourrez le trouver chez un-e thérapeute dans le cas échéant.

3 – Adopter des comportements alternatifs

La troisième étape pour vaincre l’automutilation est d’adopter des comportements alternatifs. Alors oui, dis comme ça, cela semble compliqué. Et d’ailleurs, qu’est-ce que ça veut dire ? Et bien, cela veut dire avoir un réflexe différent. Au lieu de se faire du mal : Trouver un comportement différent à faire, qui pourtant donnerait le même résultat, sans pour autant être néfaste.

Par exemple, si votre mauvais comportement est de fumer quand vous êtes stressé. Il faudra remplacer ce comportement. Pas le supprimer, mais bien le remplacer par un autre. Par exemple, par le fait de faire du sport. Vous serez alors moins stressé, et ce comportement remplacera l’ancien. Mais pour cela il faut d’abord…

Comprendre le mécanisme

Et oui, il y a en effet un certain mécanisme, qui conduit à ce comportement, à cette sorte d’habitude ancrée, car se faire du mal peut devenir un réflexe. Une sorte d’habitude automatique. Le mécanisme suit souvent 3 étapes.

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D’abord, il y a un déclencheur. Un élément qui déclenche l’envie de vous faire du mal. Souvent, ce sera une émotion, comme la tristesse, le désespoir, la détresse… Mais cela peut aussi être une pensée. Le fait de penser à un traumatisme, à une situation.

Après ce déclencheur, vient la routine. C’est ce que vous allez faire, les actions que vous ferez suite à ça. La routine est souvent automatique. C’est-à-dire que vous vous sentez vide ou en détresse, et vous vous faites du mal par réflexe. Il faut faire attention à ce mécanisme.

Après la routine, vient la récompense. C’est le sentiment que vous aurez à la fin. Peut-être l’impression d’être soulagé de votre douleur émotionnelle, au moins un temps.  

Trouver des comportements plus sains

Il faut donc bien faire attention à ce mécanisme, car il est souvent automatique. Est-ce que vous arrivez à le voir chez vous ? A voir vos déclencheurs, routines et récompenses ? Il est important d’analyser tout ça. Ensuite, il faudra hacker le processus, et essayer, au lieu de vous faire du mal, de trouver un autre comportement plus sain. Un qui remplace celui de se faire du mal.

Mais ce comportement doit conduire à la même récompense, celle de se sentir mieux, même si à la base, vous ressentiez de la détresse. Par exemple, si vous vous sentez désespérés : vous pouvez vous lever et faire 1h de sport. Peut-être qu’après, vous vous sentirez mieux. A vous de trouver le bon remplacement, pour vous empêcher de répéter ce comportement. Mais donnez-vous évidemment du temps. 

4 – S’engager dans une thérapie TCC

La quatrième étape pour vaincre l’automutilation est de s’engager dans une thérapie TCC. Et oui, après tout cela il faudra alors chercher une aide extérieure. Mais une aide extérieure ciblée, qui peut vous aider à changer, à modifier votre comportement durablement. Pour cesser de vous faire du mal. Et pour cela, les TCC peuvent vous aider.

Qu’est-ce que les TCC ? Ce sont les thérapies cognitivo-comportementales. Ce sont des thérapies en vogue, qui sont spécialisées dans les troubles anxieux, mais aussi les troubles du comportement. Et ici, elles pourraient vous aider. Car d’une certaine façon, se faire du mal… C’est aussi souffrir d’un trouble du comportement. Il faut donc privilégier les thérapies ciblées, qui vous aideront à reprogrammer les choses. Il y a notamment deux axes. 

Apaiser vos émotions négatives

La premier axe est relié aux émotions, car si vous vous faites du mal, c’est que vous ressentez des émotions insupportables, comme de la détresse, du désespoir, ou autre. Il faut donc apprendre à gérer ses émotions, et lors d’une thérapie TCC : vous apprendrez aussi des techniques de relaxation. Notamment des exercices de respiration.

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Et ces exercices vous aideront à vous apaiser, à calmer vos émotions négatives, vu qu’elles prennent beaucoup d’espace, et qu’elles deviennent trop difficiles pour vous. Ces exercices sont souvent conseillés pour les troubles anxieux. Pourtant, ils peuvent être utiles en tout temps, et pour d’autres émotions que la peur, également. 

Travailler sur ses pensées négatives

Le second axe est relié aux pensées, car si vous vous faites du mal, c’est que vos pensées jouent aussi contre vous, que vous avez du mal à les gérer. Parce que les pensées conduisent aux émotions. Alors si vous vous sentez déprimés par exemple… C’est que vos pensées sont négatives. Vous vous dites peut-être :

“Ma vie n’a pas de sens.” “Personne ne m’aime.” Ou ce genre de pensées et finalement… Vos émotions commencent à se réveiller, et vous commencez à vous sentir mal. Les tcc aident justement à reprogrammer cela, à travailler sur les pensées négatives. Cela vous aidera aussi à gérer vos affects, pour diminuer le fait de vous automutiler. A vous maintenant d’appliquer ces clés ! 


Comment vaincre l’automutilation ? Il faut d’abord prendre conscience du problème, pour ensuite aller chercher de l’aide, comprendre le mécanisme, et débuter une thérapie tcc. Voici un guide offert si vous souffrez d’anxiété, juste ici