Comment gérer l’anxiété sociale ? Est-ce possible de réduire cette peur du regard des autres au quotidien ? Ce sont les habitudes qui vous y aideront.

Et s’il était possible d’arriver à mieux gérer son anxiété sociale grâce à des habitudes ? Vous découvrirez justement dans cet article :

  • Comment gérer l’anxiété sociale
  • La clé pour un quotidien sans peurs
  • 6 étapes pour gérer votre anxiété

Comment gérer l’anxiété sociale

L’anxiété sociale est la peur des autres, la peur d’être évalué, jugé, critiqué. Mais aussi la peur d’être le centre de l’attention de ces personnes.

Vu que les situations sociales surviennent dès qu’on met le pied dehors, il est donc en effet complexe de les éviter. Il faut apprendre à les gérer.

Si vous souffrez d’anxiété sociale, c’est que cela est difficile pour vous. Alors il nous faudra trouver des stratégies pour réduire la peur.

La clé pour avoir moins d’anxiété et de peur au quotidien, est d’installer des habitudes spécifiques pour réduire la peur. Cela fonctionne très bien.

Installer des habitudes pour réduire la peur et l’anxiété, c’est ce qui m’a permis de vaincre mon anxiété sociale petit à petit.

Car le but d’une habitude est de faire moins d’efforts, justement qu’elle s’automatise. Il est donc important d’installer de bonnes habitudes.

Elles vous permettront de réduire l’impact de votre anxiété sociale, pour mieux vivre au quotidien. Car il existe deux types de quotidien :

Quotidien anxiogène

Un quotidien anxiogène, serait un quotidien qui nourrit votre peur chaque jour. Rien de ce que vous feriez n’aiderait à réduire l’anxiété.

Ce serait un quotidien où il n’y aurait aucune méthode de relaxation, de respiration, etc. Et où la peur aurait tout l’espace de se développer.

Ce quotidien risque de nourrir votre peur et de la renforcer, car la peur grandit sur un terrain fertile où rien ne peut l’arrêter.

Il vous faudra donc installer des habitudes qui contreront le développement de cette peur. De petites habitudes positives mais faisables.

Sortir de ce quotidien anxiogène doit être votre première priorité, car il en va de votre sortie de l’anxiété sociale. Qui doit se faire pas à pas.

C’est progressivement, en installant de meilleures habitudes, que vous pourrez parvenir à un quotidien avec moins de peurs.

Quotidien sans peur

C’est donc le quotidien vers lequel je vous conseille de vous diriger. Un quotidien fait d’habitudes qui vous aideront à réduire la peur.

Car la peur ne date pas d’hier ! Elle s’est installée progressivement, souvent depuis des années, alors il faudra aussi du temps pour qu’elle s’amenuise.

De bonnes habitudes vous aideront à réduire la peur chaque jour, sans ajouter d’efforts supplémentaire justement.

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L’une des difficultés les plus importantes liée à la phobie sociale, est le constant effort qu’elle induit. Comme pour certaines troubles anxieux.

Il faut donc réduire cet effort persistant, pour réussir à persévérer sur la durée. Pour cela 5 clés vont également vous être d’une grande aide.

1 – Fixer de petits objectifs

La première clé pour mieux gérer l’anxiété sociale au quotidien, est de se fixer de petits objectifs. Rome ne s’est pas construire en un jour !

Il est inutile de se fixer des objectifs géants, pour ensuite ne pas parvenir à les poursuivre. Mieux vaut se fixer de petits objectifs.

Si vous voulez sortir de la phobie sociale, il vous faudra un cap à suivre. Une direction à poursuivre. Et cela se fait par des objectifs.

Personne ne peut avancer sans cap ni objectif. Pour dépasser un trouble anxieux, il vous faudra aussi vous en fixer.

Rester dans le brouillard ne vous aidera pas à avancer : il vous faut des objectifs, mais de petits objectifs, car il ne faut pas tomber dans le piège de…

Fixer de trop grands objectifs

L’un des pièges dans lequel on peut tomber, est le fait de se fixer de trop grands objectifs. Du moins, trop grands pour nous actuellement.

L’évolution de chacun est toujours plus ou moins rapide. Certains évoluent plus vite, d’autres évoluent plus lentement : peu importe.

L’important est de respecter cette évolution et se rendre compte que de trop grands objectifs, ne sont parfois pas réalistes là où on est on.

Même si viser haut est positif et est le signe que vous voulez vous en sortir, il est préférable de fixer des objectifs que vous pourrez atteindre.

Car objectifs trop grands veut aussi dire échec. Et l’échec impacte l’estime de soi, il est donc préférable d’avancer petit à petit et de façon réaliste.

C’est ce que mon expérience m’a appris, et que je partage avec vous. Avancer petit à petit est mieux que ne pas avancer du tout.

Fixer des objectifs réalistes

La meilleure option reste donc de fixer de plus petits objectifs, mais des objectifs réalistes ! Cela vous aidera à évoluer progressivement.

Au lieu de vous fixer comme objectif d’aller aborder la conversation à un groupe et vous heurter à de violents blocages, essayez plutôt…

D’engager la conversation à une personne que vous croiserez, même si ce n’est que pour dire bonjour. Même les petits pas comptent.

Chaque effort que vous ferez prouvera votre courage, et cela n’a pas à être beaucoup tant que vous poursuivez. La continuité prime.

En vous fixant de très petits objectifs vous augmenterez aussi en confiance que vous pouvez vous en sortir.

2 – Débloquer ses peurs pas à pas

La deuxième clé pour mieux gérer l’anxiété sociale au quotidien, est de débloquer ses peurs à pas. Et oui, cela ne se fera pas en une fois !

Si vous souffrez d’anxiété sociale, c’est qu’il y a des blocages qui se sont installés depuis plusieurs semaines, mois, voire années de votre vie.

Ils prendront donc du temps pour se désinstaller, au prix de l’installation de quelques habitudes pour les reprogrammer.

Personne ne débloque des peurs phobiques en un claquement de doigts ! Il faut y aller pas à pas, une peur par une peur, et pas autrement.

C’est ce que mon expérience m’a appris. Il existe d’ailleurs deux manifestations de la peur liées à la phobie sociale :

Croyances phobiques

La première manifestation de la peur, tient aux croyances phobiques. Et oui, si l’on parle de phobie sociale, c’est qu’il y a des peurs irrationnelles.

Avoir peur des peurs, de leur regard, de leur observation… C’est le signe que vous avez des croyances spécifiques à ce sujet.

Peut-être croyez-vous que le regard est dangereux ? Que les autres personnes vous jugent ? Ou alors qu’elles vous critiquent ?

Ce sont aussi des croyances qui se sont installées, faisant ainsi le nid de la peur. Sur ces croyances s’installe toutes les peurs de la phobie sociale.

Il est donc d’autant plus important de débloquer ces peurs une à une, car chacune repose sur des croyances correspondantes !

Pensées négatives

La seconde manifestation de la peur tient aux pensées négatives. Et oui, quand le mécanisme de la peur s’active, les pensées diffère.

Avoir peur, ressentir de l’anxiété… C’est ressentir un sentiment d’insécurité émotionnelle, dont on a parfois du mal à faire face.

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Nos pensées négatives ou pensées dites « dysfonctionnelles » se réveillent alors ! Car la peur est présente et il nous faut un moyen de gérer.

Cependant, ce n’est pas toujours la bonne stratégie. Apprendre à gérer ses pensées négatives peut alors devenir un nouvel enjeu.

Peu importe la peur, il est toujours utile de travailler sur ses peurs pas à pas, afin de ne pas les renforcer en y allant trop brutalement.

3 – Donner le temps au temps

La troisième clé pour mieux gérer l’anxiété sociale au quotidien, est de donner le temps au temps. Et oui, Rome ne s’est pas construite en un jour !

Il faudra donner à vos blocages le temps de se débloquer. Pas à pas, un peu plus chaque jour… Alors laissez l’impatience de côté.

Même si je sais que ce n’est pas facile, que vous avez envie de vous en sortir. Je vous comprends, j’ai été dans la même situation il y a quelques années.

Ce n’était pas facile, et j’aurais aussi aimé avoir une méthode miracle qui fonctionnerait rapidement. Mais la réalité est un peu différente.

Il faudra du temps pour vous améliorer. Si vous essayez d’aller trop vite, vous risquez de rencontrer deux types d’obstacles…

Risque de renforcer ses peurs

Essayer d’aller trop vite, c’est aussi prendre le risque de renforcer ses peurs. J’ai moi-même dû faire face à cette situation, de nombreuses fois !

Et croyez-moi, ce n’est pas facile. Notre but est d’avancer, or, si vous essayez de forcer le passage, vous risquez au contraire de reculer.

Il suffit parfois d’une thérapie un peu trop violente, d’un événement surpassant nos moyens, pour parfois renforcer toutes nos peurs.

C’est une sorte de retour de bâton : vous avez essayé de lancer le bâton beaucoup plus loin, et il vous est revenu encore plus violemment.

Pour éviter cet effet boomerang, il faudra donc en effet y aller pas à pas, progressivement. Et ne pas forcer le chemin de ses peurs.

Risque de perdre espoir

Essayer d’aller trop vite, c’est aussi se heurter à la réalité. Si nos peurs se bloquent constamment, on peut parfois perdre espoir.

C’est cet aller-retour constant entre une anxiété qui part et qui revient… Alors que nous souhaiterions juste qu’elle s’en aille !

Se précipiter, c’est prendre le risque d’échouer lors de l’affrontement de ses peurs. Et chaque échec heurte et blesse votre confiance en vous.

Ainsi que la confiance en le fait que vous pouvez vous en sortir. Il est donc important d’avancer hiérarchiquement pour éviter cela.

C’est l’accumulation de petites réussites, qui vous donnera confiance en le fait que vous pouvez en sortir.

4 – Comprendre l’origine de la peur

La quatrième clé pour mieux gérer l’anxiété sociale au quotidien, est de chercher à comprendre l’origine de la peur. Car tout a une cause !

En effet, on se peut résoudre un problème que l’on ne comprend pas. Il est donc important de ramener de la clarté dans ce brouillard ambiant.

Votre peur du regard des autres, de leur observation, d’être le centre de l’attention… D’où vient-elle ? Comment s’est-elle développée ?

Rien n’arrive du jour au lendemain, le développement d’un trouble anxieux se fait toujours progressivement. Chaque jour un peu plus.

Jusqu’au jour où le trouble se déclare complètement, et où tous les blocages s’activent. Mais il y a eu un chemin qui a amené à cela.

Vos peurs se sont développées au fil des années, il faudra donc du temps pour désinstaller. Certains éléments ont pu y contribuer, notamment :

Situations fragilisantes

Si l’on développe des peurs, c’est aussi qu’on a fait face à des situations qui nous ont fragilisé. Où nous n’avions pas toutes les ressources.

Certaines situations de vie sont plus aptes à cela : événements de ruptures, deuils, traumatismes, agressions… Réveillant ainsi la peur.

Mais cela peut aussi réveiller le sentiment d’insécurité, et la peur de faire face aux autres. Ce qui conduit alors à une phobie sociale.

Il y a aussi des situations qui peuvent avoir un impact sur vous, bien qu’elles n’aient pas d’impact sur les autres. Cela dépend des situations.

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Mais aussi de vos caractéristiques personnelles, qui influeront sur votre répondre aux situations. Et oui, ce n’est pas toujours simple !

Tempérament anxieux

Si l’on développe des peurs, c’est aussi qu’on a un terrain qui prédispose au développement de ces peurs. On peut avoir un terrain anxieux.

D’abord, cela peut être des prédispositions génétiques. Certaines familles sont habituées aux troubles anxieux, alors que d’autres non.

C’est la loi de l’inégalité en effet ! Mais aussi un tempérament que vous avez peut-être depuis l’enfance, tempérament inquiet ou timide.

Cependant, cela passe aussi par les personnes qui nous entourent. Si vos parents sont souvent inquiets, vous aurez plus de chances de le devenir.

Peu importe ce qui a concouru au développement de votre phobie sociale, comprenez-le et gardez-le dans un coin, cela vous servira.

Il faut désormais, maintenant que vous savez tout ça, vous axer vers votre amélioration qui commence dès aujourd’hui.

5 – S’engager sur la durée

La cinquième clé pour mieux gérer l’anxiété sociale au quotidien, est de s’engager sur la durée pour vous améliorer. C’est le seul moyen.

S’engager sur la durée est la meilleure décision que vous pourriez prendre. Vous en obtiendrez des bénéfices chaque jour !

Essayez par exemple de vaincre un trouble anxieux et de vous arrêter lorsqu’il a diminué… Qui vous dit que cela ne va pas revenir ?

Justement ! Rien que cette idée devrait vous motiver à inscrire votre amélioration sur la durée. C’est votre vie qui bénéficiera de tout cela.

D’une anxiété qui sera diminuée et maîtrisée : il faudra donc stabiliser votre amélioration. Il faut suivre certaines règles justement pour cela :

Continuer à y travailler

La première règle à suivre, est de continuer à y travailler chaque jour. Si vous vous arrêtez, peut-être que cela restera ok pour un temps.

Mais peut-être qu’au fil des semaines, des mois, des années… L’anxiété essayera de refaire son nid dans que vous le remarquiez.

Afin de vous éviter une rencontre frontale à nouveau avec l’anxiété, je vous conseille donc d’installer des habitudes pour stabiliser vos progrès.

Méthodes de relaxation, exercices de reprogrammation… Tout est utile pour stabiliser une peur des autres maîtrisée ! Et ne pas revenir à avant.

Car si vous êtes sortis de cette situation, ce n’est pas pour y retourner. Et si vous y êtes encore, vous pouvez commencer le travail dès aujourd’hui.

Vagues possibles d’anxiété

La deuxième règle à suivre, est de prendre conscience des vagues d’anxiété peuvent survenir. Ce n’est pas un long fleuve tranquille !

Parfois, le temps passe et certaines situations réveillent nos fragilités. Même si nous nous sommes améliorés pendant un temps.

A ce moment-là, il faut donc avoir un set d’habitudes installées pour faire face à ce retour de nouvelles peurs et d’anxiété.

Ne vous inquiétez pas. La vague partira. D’autant plus si vous avez les bonnes habitudes pour, parce que vous aurez vu la vision long-terme.

C’est là l’intérêt de s’engager sur la durée pour poursuivre son amélioration. Peu importe les vagues, vous saurez les négocier.


Comment gérer l’anxiété sociale ? Il est important d’installer certaines habitudes qui vous aideront à vaincre votre peur des autres.

Pour encore plus avancer, voici un guide qui va vous aider à diviser votre anxiété par deux dès aujourd’hui, vous pouvez y accéder juste ici.