Pourquoi l’anxiété fatigue ? Beaucoup d’anxiété rime souvent avec une grande fatigue… Comment alors dépasser cet épuisement constant ?

Les inquiétudes et ruminations persistent, autant que notre fatigue physique et psychologique. Découvrez justement dans cet article :

  • Pourquoi l’anxiété fatigue
  • 5 raisons de cet épuisement
  • Comment réduire la fatigue

Pourquoi l’anxiété fatigue

Souffrir d’anxiété ou de troubles anxieux en général… Ce n’est pas de tout repos ! Beaucoup de nos ressources sont mobilisées, et cela constamment.

Si l’on a un trouble anxieux chronique, la fatigue est constante. Par exemple, dans le cas du trouble anxieux généralisé, ou du trouble panique.

Si l’on a un trouble phobique, la fatigue dépend de notre exposition aux situations. Par exemple, pour la phobie sociale ou l’agoraphobie.

Peu importe la nature du trouble duquel vous souffrez, ressentir de l’anxiété peut souvent d’accompagner d’un sentiment de fatigue.

Un sentiment plus ou moins important, selon la durée et intensité de votre anxiété. Mais cela donc aussi de la nature de votre trouble anxieux.

Trouble anxieux généralisé

Si vous souffrez d’un trouble anxieux généralisé, vous ressentez de l’anxiété au quotidien. Sept jours sur sept, et parfois 24 heures sur 24 !

Autant dire que plus l’anxiété est présente, plus la fatigue l’est aussi… Nos émotions puisent dans notre ressources et ce n’est pas facile.

Il est donc assez fréquent de souffrir d’un état de fatigue extrême lorsque l’on souffre d’anxiété généralisée. Comment donc dépasser cette sensation ?

Et bien, pour dépasser la fatigue, il faudra trouver un moyen de réduire votre anxiété. Découvrir vos problèmes de santé parfois cachés.

Ce sont aux qui causent une anxiété généralisée. Ensuite, vous pourrez, après vous avoir été soigné, travailler à réduire votre anxiété.

Anxiété sociale (ou phobie sociale)

Si vous souffrez d’anxiété sociale (aussi dite phobie sociale), la situation est différente. Votre état de fatigue dépend de votre exposition aux situations.

Si on a peur d’être évalué par les autres, c’est quand on les rencontre qu’on ressent de l’anxiété. C’est donc après la situation que l’on peut être fatigué.

L’une des caractéristiques des phobies, est que la peur s’active en présence de l’objet phobique. Ou lors de l’appréhension future de sa présence.

C’est en quelque chose une économie sur la peur, car vous n’êtes pas toujours anxieux en son absence. Donc pas toujours fatigué ou épuisé.

Mais après des situations sociales anxiogènes, vous vous sentirez sûrement épuisé et fatigué, et aurez besoin de vous ressourcer.

Crises d’angoisse occasionnelles

Si vous souffrez de crises d’angoisses, l’épuisement lui aussi n’est pas toujours constant. Il dépend de la fréquence et survenue de vos crises.

Plus vous aurez des crises fréquemment, et plus vous vous sentirez épuisés. C’est le cas par exemple lorsqu’on souffre d’un trouble panique.

Dans le cas de crise d’angoisse occasionnelles, l’épuisement n’arrive qu’après la crise. La crise se déclenche, puis les symptômes diminuent…

Même si votre crise ne s’arrête que très lentement, elle arrive tout de même à sa fin. C’est là que vous pouvez vous sentir épuisé et vidé de toute énergie.

Pour dépasser ce sentiment de fatigue, il est d’abord nécessaire de le comprendre. Découvrez donc les 5 raisons de cette fatigue intense.

1 – Etat d’alerte constant

La première raison de cette fatigue intense, est l’état d’alerte constant qu’elle induit. Et oui, souffrir d’anxiété n’est pas de tout repos !

Ressentir de l’anxiété, c’est aussi avoir tout notre organisme préparé pour l’arrivée d’un danger. C’est la peur qui prépare au danger.

L’état d’alerte est une réaction pourtant primitive, qui persiste encore à notre époque en présence de la peur. C’est la réponse « fight, flight, freeze« .

En présence d’un danger réel ou perçu, notre organisme se prépare justement, soit à fuir, soit à se cacher, soit à combattre.

D’où la présence de nombreux symptômes physiques qui préparent à réagir. Mais le danger est perçu ! Cela conduit à des symptômes comme :

Accélération du rythme cardiaque

L’un des symptômes les plus fréquents, reste l’accélération du rythme cardiaque. Quand l’anxiété survient, c’est tout notre organisme qui réagit.

Comme si un lion était à notre poursuite ! Notre rythme cardiaque commence à accélérer, et on peut se demander ce qui se passe.

Pas de panique ! Ce n’est que votre anxiété qui frappe à la porte et vous prépare à agir. Si vous votre rythme cardiaque est élevé, vous êtes alerte.

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Vous pourrez donc réagir en cas de danger. Cependant, cette réponse s’est déréglée, si bien que toute appréhension conduit à cette réponse.

Même lorsqu’il n’y a pas de lion en face de nous… Le dérèglement de la peur conduit aux symptômes physiques, mais cela peut s’améliorer.

Dilatation des pupilles

Un autre symptôme fréquent de l’anxiété, est la dilatation des pupilles. Et oui, cela n’arrive pas qu’aux animaux en chasse ! L’anxiété le fait aussi.

Souvent, ce sont les animaux qui ont les pupilles dilatées pour voir dans le noir ou repérer leurs proies. Mais ce n’était sans compter sur l’anxiété…

Etre en état d’alerte, c’est être prêt ou prête à réagir en cas de danger (réel ou perçu). Assez d’anxiété peut alors également conduire à ce symptôme.

Souvent, le danger est perçu et l’on se rend compte que l’on a eu peur pour rien. Mais jusqu’à ce stade, le danger reste dans notre tête une réalité.

Il nous faut donc déconstruire cela, pour diminuer nos symptômes. Et trouver des moyens de réduire la peur et l’anxiété ressentie.

Tensions musculaires diverses

Un autre symptôme fréquent de l’anxiété, est la présence de tensions musculaires diverses. L’état d’alerte crée un état de tension globale.

Si l’on veut être capable de réagir aux menaces, il nous faut aussi être prêts physiquement pour y parvenir. Même si la menace n’est que perçue !

C’est une réaction naturelle de peur, face à la perception d’une menace. Notre cerveau ne fait pas la différence entre danger physique et émotionnel.

Il suffit parfois d’avoir du regard des autres par exemple, pour vouloir fuir. Alors qu’objectivement, rien ne se passe et il n’y a pas de danger.

Le danger est pour notre intégrité psychologique et émotionnelle, et non notre intégrité physique. Toutes ces réactions conduisent donc à la fatigue !

2 – Fatigue mentale

La deuxième raison de cette fatigue intense, est l’importante de la fatigue mentale dans son processus. Et oui, l’anxiété épuise aussi moralement !

Au-delà que la sensation de fatigue physique ou globale, c’est d’abord un épuisement moral et psychologique. L’anxiété est parfois trop présente.

Quand on vit de l’anxiété chaque jour, au quotidien, sans discontinuer… On peut évidemment avoir des baisses de moral et se sentir un peu off.

Cela conduit alors non seulement à une fatigue physique globale, mais aussi à une fatigue psychologique. On voudrait que la situation soit différente !

Si vous ressentez une fatigue morale, il y a plus de chances qu’elle affecte votre corps pour se transformer en fatigue physique. Cela est aussi dû à :

Anxiété persistante et constante

Souffrir d’une anxiété persistante et quotidienne, peut en effet conduire à une fatigue morale. Cette fatigue affectera ensuite votre organisme.

Chaque émotion a un impact sur le corps : l’anxiété accélère votre rythme cardiaque. La joie vous fait sécréter des hormones du bonheur.

Vos émotions vous impactent tous les jours, en bien ou mal, cela dépend de leur nature. Pour l’anxiété, l’effet peut aussi être un état d’épuisement.

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Si vous souffrez d’anxiété généralisée par exemple, l’anxiété constante risquera aussi d’impacter votre moral. Vous vous demanderez alors…

Est-ce possible d’en sortir ? C’est cette réflexion qui risque de vous démoraliser et conduire à un épuisement physique et moral.

Baisses de moral et de motivation

L’anxiété peut aussi conduire à des baisses de moral. Si votre trouble anxieux dure depuis des années, c’est normal d’avoir des coups de mou.

Ce n’est pas grave. Vous évoluez à votre rythme, et ce n’est pas facile. On ne peut pas vaincre l’anxiété en un claquement de doigt malheureusement.

Cela demande toujours du temps, un travail sur la durée pour s’en débarrasser. Alors les baisses de moral peuvent aussi survenir.

Coup de mou, baisse de moral, démotivation… Tous ces éléments peuvent conduire à une fatigue morale et par extension une fatigue physique.

Essayez un peu de courir un marathon alors que vous avez eu une mauvaise nouvelle 5 minutes avant ? C’est aussi l’impact du moral.

Impression de ne jamais en sortir

L’anxiété peut aussi conduire à d’autres affects plus difficiles. Une anxiété persistante donne aussi l’impression de ne pas pouvoir s’en sortir.

C’est le cas souvent pour les troubles anxieux chroniques, comme l’anxiété généralisée. Mais aussi pour toute phobie ou trouble anxieux sévère.

On peut souvent se demander, mais combien de temps cela va durer ? Car la majorité des troubles durent souvent durant des années sans réponse.

Et comme le moral et le mental impactent la santé physique, cela peut conduire à un état d’épuisement soudain. Parfois aussi durable.

Mais ces humeurs ne sont souvent que passagères. Vous pourrez ensuite vous concentrer sur les actions à faire pour améliorer votre situation.

3 – Ruminations négatives

La troisième raison de cette fatigue intense, est la persistance de ruminations négatives dû à l’anxiété. Nos pensées ne s’arrêtent plus !

Avez-vous déjà réfléchi à un problème pendant des heures, pour vous sentir épuisé après ? Cherché des solutions à un problème trop complexe ?

L’effort de réflexion autant que l’effort de penser, fatigue et épuise lorsqu’il est trop intense. Or, l’anxiété conduit à énormément de pensées.

Des pensées de tous types ! Souvent négatives, qui ne nous aident pas, et prennent le peu d’énergie qui nous restaient… Pas top.

Toutes nos ruminations et appréhensions sur les situations puisent dans notre énergie, sans limite. Il font donc bien faire attention à deux éléments :

Anxiété anticipatoire

Connaissez-vous l’anxiété anticipatoire ? Avant les situations, nous pouvons justement avoir certaines pensées, alors que rien ne s’est encore passé.

On peut avoir peur qu’une situation se passe mal, peur de ne pas réussir à gérer son anxiété… Mais tout n’est qu’anticipation sur le futur.

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Ressentir ce type d’anxiété n’est pas facile, car les pensées arrivent avant même la situation. Elles peuvent même bloquer totalement l’action.

Réfléchir constamment à tous les scénarios possibles peut aussi conduire à la fatigue. C’est l’anxiété anticipatoire qui puise aussi dans nos ressources.

Penser volontairement demande déjà de l’énergie, alors penser négatif ne fait qu’accélérer le processus d’épuisement anxieux.

Ruminations après les situations

Au-delà de l’anxiété anticipatoire, il y a aussi les pensées que nous avons après les situations. On peut parfois ruminer et s’inquiéter.

On peut se demander si la situation s’est bien passé, si on aurait peut-être du dire ou faire autre chose… Nos inquiétudes tournent en boucle !

Mais c’est aussi ça l’anxiété : des inquiétudes sur le futur mais aussi sur ce qui s’est déjà passé. L’anxiété conduit souvent à des peurs illogiques.

Ce n’est pas grave ! Vous pourrez y travailler. Sachez juste que ces pensées peuvent aussi contribuer à votre fatigue, il vous faudra les apprivoiser.

Pas à pas, vous apprendrez à mieux les canaliser et ramener du rationnel. C’est l’une des meilleures compétences qu’il vous faudra cultiver !

4 – Hyper-vigilance durable

La quatrième raison de cette fatigue intense, est l’état d’hyper-vigilance durable que l’anxiété induit. Tous nos signaux sont en effet activés !

Ce n’est pas seulement l’état d’alerte qui épuise, c’est le fait qu’il dure souvent plus longtemps qu’il ne le devrait. Des heures durant souvent.

L’anxiété est au maximum et tous nos signaux sont au rouge ! Si cela ne durait que quelques minutes, la fatigue ne serait pas si importante.

C’est l’anxiété persistante qui conduit à un état de fatigue chronique. L’hyper-vigilance, est cette tendance à être trop attentif à l’environnement.

On devient alors hyper-attentif à ce qui se passe, et toutes nos fonctions cognitives sont impliquées. La fatigue est dû à cette sur-sollicitation de l’ :

Attention et vigilance

L’hyper-vigilance est la sollicitation trop importante de notre attention. Une de nos fonctions cognitives les plus importantes et nécessaires.

Quand l’anxiété est présente et que vous sommes en situation, nous pouvons avoir tendance à faire beaucoup attention aux autres.

Mais ce n’est pas tout, car nous faisons aussi beaucoup attention à nous-même. A nos propres faits et gestes, c’est l’auto-observation.

L’anxiété conduit à cet état d’hyper-vigilance constant qui puise aussi dans notre énergie. Conduisant ainsi à la fatigue et l’épuisement général.

L’attention est une fonction cognitive essentielle, qui se trouve alors trop sollicitée en temps d’anxiété. Réduire l’anxiété réduira aussi votre fatigue.

Concentration

L’anxiété conduit aussi à un état de désorientation. On ne sait plus où on est, quoi faire, comment gérer nos émotions… Il nous faut nous recentrer.

D’où l’utilisation de nos capacités de concentration, qui sont également sollicitées pour en période anxieuse. On essaie de lutter contre la peur.

On essaie de se concentrer sur le positif, ou sur certains éléments de la situation. Pour oublier un peu notre anxiété, mais ce n’est pas facile.

La concentration fait souvent défaut en temps de grande anxiété, si bien que l’on perd souvent nos objectifs de vue, pour quitter la situation.

C’est aussi l’épuisement de nos fonctions cognitives qui conduit à cet état de fatigue. Il nous faudra donc apprendre des méthodes pour calmer l’anxiété.

5 – Lutte contre ses pensées

La cinquième raison de cette fatigue intense, est aussi la lutte constante contre nos pensées. On ne sait pas toujours comment gérer ses pensées.

Quand l’anxiété arrive, ce sont aussi de nombreuses pensées qui surviennent. Des pensées souvent négatives et alarmantes qui inquiètent.

Comment alors gérer toutes ses pensées qui nous créent de l’anxiété ? Ce n’est pas facile ! D’où parfois cette lutte contre les pensées anxieuses.

Sauf que mettre ses pensées de côté ne les fait pas disparaître… Au contraire, cela les renforce ! Car vous ne réglez pas le problème de fond.

Souvent, les peurs continueront de se développer en arrière-plan lorsqu’on ignore nos pensées. On se retrouve alors avec des peurs géantes ! Des :

Peurs phobiques

Ignorer le développement d’une peur, fait qu’elle continuera à se développer. Si bien qu’à la fin, vous aurez une peur phobique.

Imaginons que vous ayez peur des serpents en rencontrant l’un deux dans une réserve naturelle. Deux choix d’offrent alors à vous.

Soit vous vous rassurez instantanément, et vous vous dites que tout va bien. Ce n’est qu’une peur, et de toute façon, vous êtes en sécurité.

Soit vous refoulez votre peur, vous la mettez de côté en espérant qu’elle parte. Et la peur des serpents continuera à se développer toute seule.

peurs-phobiques

Vous pouvez prévenir le développement de peurs phobiques dans l’œuf ! Mais seulement si vous décidez de ne pas lutter contre vos pensées.

Mais plutôt de la reconnaître, d’essayer de comprendre pourquoi elles sont là. Et juste de vous rassurer, tout simplement. Cela vous aidera.

Blocages enracinés

Lutter contre ses pensées, peut aussi mener à des blocages divers. Essayer de vaincre une pensée naturelle n’est souvent pas de tout repos !

Cette sur-sollicitation peut aussi conduire à un état de fatigue. Parfois, il est moins énergivore d’accepter son anxiété pour ensuite la moduler.

Nos blocages se développent avec le temps, à force d’avoir de petites pensées négatives. Que l’on n’a pas forcément géré sur le moment.

Plus on laisse nos pensées de côté et les ignorent, et plus elles prendront de place. Cela pourra alors conduire à des blocages enracinées dû au temps.

Si l’anxiété crée en vous un état de fatigue, vous avez maintenant de nombreux éléments pour le comprendre. A vous maintenant de jouer !


Pourquoi l’anxiété fatigue ? Épuisement moral, anxiété persistante et lutte constante peuvent en effet conduire à état d’épuisement global.

Si vous voulez en savoir plus et évoluer sur la gestion de votre anxiété, voici un guide offert qui va vous aider à réduire cet état de fatigue, juste ici.