Comment soigner une phobie ? Est-il même possible de le faire ? Ce sont des questions que nous pouvons nous poser à l’heure où à la majorité des personnes ont au moins 1 phobie ou plus.

Les phobies sont ces éléments qui créent en nous un état pathologique et peuvent nous empêcher d’avancer au quotidien, comme ne pas nous gêner si elles ne sont pas spécifiques.

Des phobies bénignes au phobies les plus handicapantes dans la vie de tous les jours, il est nécessaire de les comprendre pour ensuite les soigner, et c’est ce que nous allons voir dans cet article.

Définition d’une phobie

Commençons par le commencement ! En définissant tout d’abord ce qu’est une phobie. Puisqu’en effet, une phobie, c’est une :

« Peur persistante d’un objet ou d’une situation, qui conduit la personne à éviter cet objet à tous prix. Peur souvent disproportionnelle au danger réel et reconnue comme irrationnelle. Ne pas pouvoir éviter l’objet de sa phobie, conduira la personne à une endurer une forte période de stress et interférera avec le cours de ses activités. »

Vous reconnaissez-vous dans cela ? Les phobies sont en effet des peurs irrationnelles qui vous impactent émotionnellement à des degrés divers.

Elles se développement suite à des événements comment des :

  • Evénements traumatisants.
  • Situations difficiles répétées dans le temps.
  • Eléments déclencheurs dans votre vie.
  • Ruptures brutales et changements inattendus.
  • Chocs émotionnels divers.

Ces événements (et d’autres car ils ne sont qu’exhaustifs), peuvent contribuer à l’apparition d’une ou plusieurs phobies dans votre vie. Les soigner et en diminuer l’impact en devient ainsi un réel objectif.

Il existe énormément de phobies différentes, diverses et variées pour tous les thèmes possibles et inimaginables. Chaque mois, un nouveau nom de phobie ressort, inventé pour encore désigner un nouveau trouble, si bien que l’on ne sait plus trop ce que cela veut dire !

Notons tout de même que souffrir d’une phobie est une chose fréquente dans la vie des personnes. Si vous souffrez de la phobie des avions, des serpents, des araignées, des petits espaces… Vous n’êtes pas le(a) seul(e) ! De nombreuses personnes en souffrent également. Il y a juste une distinction entre :

1 – Les phobies qui n’influent pas directement sur notre quotidien.

Comme le cas de phobies spécifiques, comme la phobie des serpents, des alligators, des araignées, des animaux marins, ou d’autres éléments que l’on ne rencontre pas dans notre vie de tous les jours, mais qui pourtant créent en nous un état de panique. Et….

2. Les phobies qui impactent directement votre quotidien.

Comme le cas de phobies généralisées ou portant sur des thèmes rencontrés au quotidien, comme la phobie sociale, l’agoraphobie, la peur du noir, de l’avion, de prendre la voiture, qui existent et peuvent vous handicaper dans la vie de tous les jours.

Les phobies sont donc des phénomènes fréquents certes, mais qui nous affectent différemment selon le thème sur lequel elles portent.

Voyons maintenant les symptômes de ces peurs si particulières.

Symptômes d’une phobie

Il reste deux types de phobies, si l’on souhaite les découper, pour ensuite en analyser les symptômes :

  1. Les phobies simples.
  2. Les phobies complexes.

Un découpage qui peut nous aider à les comprendre pour en discerner les divers symptômes et manifestations. Pour que vous compreniez quels signes correspondent ou non à votre situation.

1 – Les phobies simples : c’est quoi ?

Les phobies simples sont les peurs à propos d’animaux spécifiques, d’objets, de situations ou de certaines activités. Elles ont tendance à commencer tôt dès l’enfance, et disparaître d’elles-même à force de grandir et prendre de l’âge, et cela sans causer de problème.

Ce sont des phobies comme les phobies des chiens, des araignées, des serpents, de l’avion, des médecins, des dentistes et autres soigneurs, des clowns, et toutes ces peurs-là assez courantes qui peuvent nous inquiéter quand nous sommes enfants, et ne persistent que rarement.

2 – Les phobies complexes : c’est quoi ?

Les phobies complexes sont plutôt à propos de situations particulières ou de circonstances. Elles ont tendance à apparaître durant l’adolescence ou plus tard tout au long de l’âge adulte, et sont beaucoup plus difficiles à déloger car elles perdurent.

Ce sont des phobies comme la phobie sociale (peur des situations sociales et de l’humiliation) et l’agoraphobie (peur des espaces communs et de la foule), deux phobies particulièrement tenaces et compliquées à déconstruire.

Néanmoins, il est toujours possible d’y travailler ! C’est d’ailleurs la seule option pour s’en sortir.

Étudions maintenant les éléments permettant de dire que nous sommes en face d’une phobie. Les symptômes d’une phobie sont divers et peuvent différer d’une personne à une autre. En voici les plus fréquents :

  • Peur incontrôlable.
  • Sensation de danger irrationnelle.
  • Conduite d’évitement constant de l’objet phobique.
  • Difficultés de respiration.
  • Accélération du rythme cardiaque quand l’objet est présent.
  • Tremblements, frissons.
  • Douleurs diverses et maux de ventre.
  • Transpiration excessive.
  • Besoin de fuir la situation.
  • Sentiment fort d’anxiété, de panique.
  • Sensation d’être détaché de la réalité.
  • Impression d’être impuissant face à la peur.

Si l’on compare une peur considérée comme normale, c’est-à-dire non pathologique, cela ressemblerait à ça, contrairement à une phobie :

  • Sentiment de nervosité en face d’un avion.
  • Ne pas trop aimer avoir à faire des prises de sang.
  • Avoir peur en haut d’un building mais pouvoir y rester.
  • Ressentir de l’appréhension lors d’une tempête.

Ces situations diverses représentent une sorte de peur présente, mais maîtrisée et modulable, qui n’empiète pas sur l’expérience globale.

Voyons maintenant le cas d’une peur phobique, c’est-à-dire pathologique, car dans ce cas-là, cela ressemblerait plutôt à cela :

  • Annuler un voyage payé et prévu de longue date à cause de la peur.
  • Fuir toutes prises de sang et traitements médicaux par peur.
  • Décliner un emploi de rêve dans un building paraissant terrifiant.
  • Etre pris de panique lors d’une tempête extérieure violente.
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Voyez-vous la différence ?

Souffrir d’une phobie peut être difficile à vivre. C’est pour cela d’ailleurs que je vous ai préparé un plan en 4 étapes pour en sortir. N’oubliez pas : un pas à la fois ! Découvrez donc ces 4 étapes.

1 – Calmez votre esprit simplement.

La première étape pour soigner une phobie, est d’apprendre à calmer son esprit simplement, avant tout chose. En effet, l’une des pires choses à propos des phobies sont leurs effets, puisque souffrir d’une phobie se traduit à la fois par des symptômes :

  • Physiques (accélération du rythme cardiaque, tensions…)
  • Émotionnels (anxiété, panique, sentiment de détresse…)
  • Comportementaux (conduite de fuite, d’évitement, se cacher…)

Et tous ces éléments conduisent à rendre l’anxiété pire qu’elle ne l’est déjà, car tout se combine au moment où la situation n’est déjà pas facile. Sachant que la peur active des réactions automatiques, cela rend cette émotion encore plus prégnante.

C’est pour ces raisons que l’apprentissage de méthodes de relaxation peut s’avérer d’une grande aide pour la gestion de vos phobies. Là encore, vous avez le choix parmi toutes les méthodes qui existent !

Que ce soit les méthodes basées sur la :

  • Respiration
  • Visualisation
  • Réflexion sur soi
  • Ecriture thérapeutique
  • Détente musculaire

Choisissez le principe qui vous convient le mieux ! Pour implémenter une de ces techniques dans votre vie, tout simplement.

Les phobies peuvent être canalisées, mais pour cela il faut reprendre un rôle actif dans leur gestion, et non passif. Réduire la sensation de panique et de perte de contrôle, implique justement travailler sur la :

Vous savez donc quoi faire : appliquer ces méthodes de relaxation pour renverser cette escalade de symptômes et enfin réduire vos émotions difficiles.

2 – Listez les situations difficiles.

La deuxième étape pour soigner une phobie, est de lister les situations difficiles qu’il va vous falloir travailler. En effet, si vous listez ces situations telle une échelle, c’est-à-dire :

  • De la situation possible actuellement.
  • A la situation la plus anxiogène.

Construisez l’échelle de vos peurs, en partant d’une situation que vous maîtrisez et pouvez gérer, et progressivement grimper l’échelle de vos peurs.

Mais pour l’instant, concentrez-vous sur dresser la liste des situations en lien avec votre phobie, pour ensuite par la suite agir, car vous avez d’abord besoin de :

  • Comprendre votre phobie.
  • Disséquer son attaque en petits pas
  • Compartimenter les situations à travailler.
  • Hiérarchiser les efforts à fournir.
  • Analyser l’ampleur de votre tâche.

Ensuite, vos aurez gagné en clarté et en organisation, et pourrez commencer par la situation la plus simple, pour agir. Graduellement, et progressivement, toujours.

Puisque le risque d’agir sans cette méthode, est de commencer par une situation trop difficile et possiblement traumatisante (du moins pour vos émotions). Faites attention à cela ! Prendre le temps d’analyser la situation est également preuve d’un meilleur recul.

Par exemple, si vous avez peur des chiens, voici une échelle de peur que vous pouvez construire :

  1. Penser à un chien en particulier.
  2. Regarder une photo de chiens.
  3. Visionner une vidéo de chiens.
  4. Regardez un chien à travers la fenêtre.
  5. S’en approcher à 50 mètres de distance.
  6. Puis s’en approcher à 10 mètres.
  7. Nourrir un chien sans avoir peur.

Construisez ensuite votre propre échelle, basé sur votre propre situation !

Vous savez donc quoi faire : lister les situations qui vous posent problème tout en trouvant des situations intermédiaires pour y arriver graduellement. En commençant par ce que vous maîtrisez.

3 – Désensibilisez-vous graduellement.

La troisième étape pour soigner une phobie, est de vous désensibiliser de l’objet de votre phobie graduellement. En effet, après avoir dressé la liste des situations, il vous fait commencer à agir pour la maîtriser à travers la méthode de « désensibilisation » à l’objet de votre phobie.

Cette méthode consiste en le fait de :

  • S’exposer graduellement aux situations
  • En commençant par les plus aisées
  • Rester jusqu’à ce que la peur diminue
  • Partir si cela est trop difficile
  • Se pousser un peu plus à chaque essai

Cela permettrait de repousser vos limites peu à peu, tout en vous poussant à avancer. Il faut également toujours veiller à respecter votre évolution et ne pas brusquer vos émotions surtout sachant l’objectif étant la conquête de cette phobie.

Cette méthode s’inspire de celles des TCC (Thérapies Cognitives et Comportementales), thérapies en vogues et efficaces pour surmonter les peurs, phobies, et autres conditions de santé mentale.

Elles se basent d’ailleurs sur deux principes intéressants :

  1. La reprogrammation des pensées.
  2. La modification des comportements.

Cela la dresse donc au rang d’une des thérapies les plus complètes, du moins pour traiter les troubles anxieux.

Essayez de vous pousser un petit peu plus, la prochaine fois que vous rencontrez, de près ou de loin, l’objet de votre phobie. Même si ce n’est juste que regardez une photo d’araignée 5 secondes de plus, visionner une vidéo sur les avions 1 minute de plus, ou vous rendre à une réunion même si ce n’est que pour dire bonjour…

Mais essayez ! Et je vous garantis que cela en vaudra la peine. Vous savez donc quoi faire : commencer dès aujourd’hui à vous pousser au moins un petit peu plus que d’habitude. Pour commencer à travailler sur votre peur et la diminuer.

4 – Documentez-vous le sujet.

La quatrième étape pour soigner une phobie, est de se documenter sur l’objet de sa phobie pour mieux l’apprivoiser. En effet, nos peurs et phobies ne se basent parfois sur des :

  • Idées fausses.
  • Croyances erronées.
  • Impressions subjectives.

Qu’il nous faut parfois déconstruire à l’aide de faits et d’éléments factuels, comme à travers des livres par exemple. Se documenter sur le sujet de sa peur permet d’en apprendre plus et de se baser sur des faits plutôt que nos croyances.

Par exemple, si vous avez peur de l’avion, vous pouvez penser qu’ :

  • « Un crash d’avion va arriver »
  • « Le risque de mourir est élevé ! »
  • « Les turbulences doivent signifier quelque chose »
  • « Je ne vais pas survivre à ce voyage ! »

Et toutes autres sortes de croyances que l’on peut avoir et cultiver lorsque l’on a la peur de prendre l’avion. Or, lorsque l’on y regarde de plus près, ces croyances ne sont pas avérées. Que ce soit en :

  • Regardant un reportage sur les avions.
  • Lisant un livre sur le sujet
  • Etudiant le fonctionnement des avions
  • Cherchant les statistiques existantes
  • Apprenant les diverses mesures de sécurité

Nous pouvons nous rendre compte que nos croyances n’ont que peu à voir avec la réalité et que nos peurs ne sont pas justifiées. En apprendre plus sur tous ces sujets reliés à notre phobie, peut aussi calmer la peur. Car finalement, vous vous rendez compte que :

  • Les crashs d’avions sont très rares.
  • Le risque de mourir est beaucoup plus faible qu’en voiture.
  • Turbulences ou non, c’est le pilote qui les négocie qui importe.
  • Vous avez de grandes chances de vous en sortir ! 🙂

Vous savez donc quoi faire : en apprendre plus sur vos phobies pour détruire toutes vos croyances limitantes. Et ainsi progressivement, calmer vos peurs et soigner votre phobie.

A vous de jouer ! 😉


Finalement, il est possible de soigner une phobie si l’on y travaille graduellement et avec le temps. Les phobies sont fréquentes, et peuvent être vaincues.

Calmer son esprit. Lister les situations difficiles. Commencer par ce que l’on maîtrise. Y travailler progressivement. Se documenter sur le sujet.

Voici les actions que vous pouvez entreprendre pour soigner une phobie.

Bien à vous,

Ambre.